Les fêtes de l'Eternel Yeshoua accompli la Torah

Pessa’h : Le Passage de la Mort à la Vie

Passa'h

Le sens profond de Pessa’h

Le mot hébreu Pessa’h (פסח – Peh, Samekh ‘Het) 1 signifie littéralement passer au-dessus ou épargner. Cette fête plonge ses racines dans l’époque où le peuple d’Israël était esclave en Égypte. Son nom fait référence au passage de l’ange exterminateur qui, lors de la dixième plaie, a épargné tous ceux qui avaient obéi à Dieu en marquant de sang les linteaux de leurs portes.

« Ainsi parle l’Éternel : Vers minuit, je passerai au milieu de l’Égypte, et tous les premiers-nés mourront, depuis le fils aîné du Pharaon assis sur son trône, jusqu’au premier-né de la servante derrière la meule, et tous les premiers-nés des bêtes. » (Exode 11:4-5)

Une délivrance racontée dans l’Exode

Du chapitre 1 au chapitre 12 du livre de l’Exode, nous découvrons comment Israël, opprimé par Pharaon, a été libéré par la main puissante de Dieu après dix plaies. Malgré les neuf premières, le cœur de Pharaon restait endurci. C’est à la dixième qu’Israël connut enfin la liberté.


Le lien entre Pessa’h, l’agneau et Jésus-Christ

Le 14 du mois de Nisan, au coucher du soleil, l’agneau — image prophétique du Christ — fut offert en sacrifice. Son sang fut appliqué sur les montants des portes. Ce geste, symbole d’obéissance, sauva tous ceux qui s’y conformèrent, qu’ils soient Hébreux ou étrangers. De même aujourd’hui, quiconque croit en Jésus est sauvé par grâce (Jean 3:16).

Une fête pour tous ceux qui vivent avec le peuple de Dieu

Dieu a donné des instructions claires : pour célébrer Pessa’h, il fallait être circoncis et vivre au sein d’Israël. L’étranger qui se conformait à ces conditions devenait pleinement membre de la communauté (Exode 12:43-49).


Les éléments essentiels du Seder selon l’Écriture

Dans la tradition rabbinique, de nombreux éléments figurent sur la table du seder de Pessa’h. Mais selon la Bible, trois éléments sont essentiels :

« Cette nuit-là, on mangera la viande rôtie au feu, accompagnée de pain sans levain et d’herbes amères. » (Exode 12:8)

  • L’agneau représente Jésus-Christ, l’Agneau de Dieu offert pour nos péchés.
  • Les herbes amères rappellent l’amertume de l’esclavage en Égypte.
  • Le pain sans levain symbolise la hâte de la sortie, et l’absence de péché dans le corps de Christ.

Pessa’h accomplie en Christ

Toute l’Écriture pointe vers Jésus-Christ. En Pessa’h, nous voyons la Geoulah, le plan de rédemption divin préparé dès la fondation du monde. Pour ceux qui sont en Christ, Pessa’h prend une signification nouvelle : celle de la Nouvelle Alliancescellée dans le sang de Jésus.

Nous ne célébrons plus dans le rituel de la loi de Moïse, mais dans l’esprit de la loi : une vie nouvelle, libérée du péché.

  • Le pain sans levain nous rappelle la rapidité avec laquelle nous devons quitter notre ancienne vie.
  • Les herbes amères sont le goût de notre passé, dont nous ne voulons plus.
  • L’agneau est Jésus, notre Pessa’h, qui a versé Son sang pour que la mort nous passe au-dessus.

Pessa’h pour les croyants en Christ

Les croyants issus des nations sont appelés à commémorer Pessa’h en mémoire du sacrifice de Jésus, notre Agneau (1 Corinthiens 5:7). En Lui seul, nous avons la communion avec le Père (Colossiens 1:19-20), le pardon des péchés (1 Jean 1:7) et la circoncision du cœur, œuvre de l’Esprit Saint (Romains 2:29).

  1. Le mot hébreu פסח est composé de trois lettres :
    פ (Peh) – ס (Samekh) – ח (Het)
    Cela se prononce Pessa’h (ou Pessakh), où le ‘h (ח) est un son guttural, proche du « kh » allemand ou du « j » espagnol (comme dans « jalapeño »). Cette prononciation reflète la profondeur et l’authenticité du mot original hébraïque, qui signifie « passer au-dessus » ou « épargner ». ↩︎

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